
Il y a des jours où je cuisine comme si je répondais à un appel intérieur. Ces jours-là, la cuisine devient un lieu de passage, presque un sentier. Je n’y entre pas avec un objectif précis, mais avec l’envie de ralentir. Et c’est exactement ce qui se passe lorsque je prépare la recette du velouté de butternut en version cuisine slow food maison qui s’inscrit alors dans le même mouvement qu’une marche en forêt : je quitte le bruit, je laisse derrière moi l’agitation, et je me rends disponible à ce qui va se vivre, geste après geste.
1. Le temps du geste — Éplucher, couper, se déposer
Tout commence par la rencontre avec les ingrédients. Je pose la courge sur le plan de travail, je sens son poids et accepte qu’elle demande du temps. Le butternut ne se laisse pas apprivoiser à la hâte. L’éplucher, le couper en morceaux, devient un exercice de présence. Le couteau avance lentement, comme mes pas sur un sentier forestier.
À mesure que je coupe, je sens mon esprit ralentir. Mes pensées perdent leur tranchant et je n’essaie pas de produire quelque chose de parfait. Je me contente juste d’être là, dans le geste qui commence déjà à me nourrir.
Comme en forêt, je comprends que ce n’est pas la destination qui compte, mais la manière d’avancer.
2. L’éveil des sens — Quand les épices ouvrent l’espace intérieur
Je chauffe l’huile, et ajouter l’oignon, l’ail, puis le gingembre est toujours un moment charnière. Les parfums montent, enveloppent, réveillent. Le gingembre stimule sans agresser et le curry diffuse une chaleur ronde. Je respire et mes sens prennent le relais de l’intellect.

À cet instant, je reconnais pleinement la philosophie de la cuisine slow food maison telle que je la conçoit: cuisiner sans précipitation, sans violence, en laissant le temps faire partie intégrante de la recette. Comme je l’explique dans mon article consacré au slow food, ce n’est pas seulement une manière de manger, mais une manière d’habiter le monde. Les odeurs jouent ici le même rôle que l’humus ou la résine en forêt : elles me ramènent au corps, au présent.
3. La cuisson lente — Apprendre à ne rien faire
Lorsque j’ajoute le bouillon et que je baisse le feu, je sais que le plus important commence. La cuisson lente est un temps d’intégration. Je couvre la casserole et je laisse faire. Il n’y a rien à surveiller avec anxiété, rien à accélérer.
Comme lors d’une marche en forêt où le paysage varie peu, ce temps peut sembler vide. Et pourtant, il est plein. Plein de transformations invisibles.

Les légumes s’attendrissent, les saveurs se rencontrent. De mon côté, je profite de l’instant présent et parfois je ne fais rien du tout. Ce temps calme est aussi nourrissant que la soupe elle-même.
4. L’unification — Mixer, adoucir, respecter le rythme
Mixer le velouté marque le passage du multiple à l’un. Les morceaux disparaissent, la texture devient lisse, enveloppante. J’aime assez ce geste car il me rappelle ce que je ressens après une longue marche : les pensées se fondent, les tensions se dissolvent, une cohérence douce s’installe.
J’ajoute ensuite la crème ou le lait de coco, j’ajuste l’assaisonnement et je réchauffe sans brusquer. Jamais trop car la soupe n’aime pas l’excès, tout comme moi. Le slow food se manifeste à nouveau en prenant attention au rythme, à la juste chaleur … à ce qui respecte le vivant plutôt que de le contraindre.

Conclusion — Nourrir le corps, l’âme… et le temps
Vous l’avez compris, pour moi préparer ce velouté de butternut est comme un rituel qui me rappelle que se nourrir ne commence pas dans l’assiette, mais bien avant dans le temps que je prends et dans la qualité de présence que j’accorde aux gestes simples.
Comme une marche en forêt, cette soupe ne me promet rien d’extraordinaire. Elle m’invite tout simplement à être là et c’est précisément pour cela qu’elle nourrit autant mon corps que mon cœur.
D’ailleurs si cette idée de slow food vous intéresse vous trouverez un petit livre de recettes en cliquant ici …


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